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24 mars 2014

Petite flore des près et des fossés...

J'ai consacré une bonne heure à ces jolies petites fleurs ce lundi matin, voulant découvrir un site à Fritillaires pintades que m'a montré une amie et qui couvre quelques prés et un ruisseau; le soleil était généreux mais la météo prévoyait le retour de la pluie, ce qui est arrivé dès le début de l'après-midi.
Vers 10 heures du matin, le soleil avait envahi le coin et les gouttes d'eau ne s'étaient pas encore évaporées.
Dans ce ruisseau, du joli monde!...

Wild flowers
I dedicated a whole hour to these cute and tiny flowers this monday morning, wishing to discover a site a friend showed me to take pictures of Checkered daffodils, quite rare in France especially where I live. This site covers a couple of meadows and a brook; the sun was generous but the weather was expected to turn to rain which it id early in the afternoon. At about 10 am the sun had flooded the place and drops of water had not yet evaporated.

Consoude officinale
Common comfrey
 
Symphytum officinale


Le Coucou ou Primevère officinale.
Ceux-ci sont palots, mais je les ai trouvés dans un fossé au bord d'une route avec les Pulmonaires:

Cowslip

Primula veris
  


 
Toujours dans le ruisseau, les Pulmonaires officinales, avec leurs fleurs de différentes couleurs sont très attractives:

 Common lungwort or Our Lady's milk drops

Pulmonaria officinalis





Cette ravissante petite clochette blanche, une Anémone sylvie:

Wood anemone, Windflower or Thimbleweed

Anemone nemerosa


 


Une Véronique, petite, timide mais si jolie à découvrir de près:

Veronica officinalis


Et pour finir, LA FAMEUSE Fritillaire pintade en guise de hors d’œuvre... avant une série sur cette magnifique fleur, rare en France et si difficile à trouver par chez moi!





Many thanks Joke for your help in the ID!

Merci les ami(e)s pour votre aide précieuse dans l'identification de la petite anémone et de la consoude!

 

23 mars 2014

Têtards de crapauds et Brunettes



Bufo bufo
Les premiers œufs que les crapauds (voir leurs photos ICI) ont pondu fin février/début mars ont éclos. Les têtards font 4 à 5 mm tout au plus et restent encore accrochés aux cordons gélatineux et protecteurs qui recouvraient les œufs au moment de la ponte.

The first eggs the toads (see their photos HERE) laid at the end of February / beginning of March have just hatched. The tadpoles are 4 to 5 mm long at the most and remain stuck to the protective gelatinous strings that recovered the eggs at the time of laying.



J'y suis allée en cuissardes, ce qui m'a permis de les approcher plus facilement, d'avoir le soleil positionné comme il faut et non à contre et surtout d'éviter de piétiner la base des joncs où une multitude de larves diverses crapahutent en attendant l'instant ad hoc de leur émergence.

I went into the lake with thigh boots, which allowed me to approach them more easily, to have the sun correctly positioned instead of having it in a counter light and more important to avoid trampling the base of rushes where a multitude of diverse larvae creep, waiting for the right moment to emerge.



Ils ne ressemblent pas encore à grand chose, on distingue juste une grosse tête munie d'une bouche et d'une queue avec un renflement de chaque côté qui augure les futures pattes arrières!

They look still quite deformed showing only a large head with a mouth, a tail and 2 bulges, the future hind legs!



Une abeille a déjà trouvé le moyen de se noyer en venant boire: elle donne la dimension des têtards!

A bee managed to drown trying to drink: it gives the scale for the tadpoles!



Je ne résiste pas à l'envie de photographier ce chaton de saule pleureur en passant dessous:

I couldn't resist shooting this willow catkin as I walked by the tree:

 


Sympecma fusca
Leste brun
Quelques rares brunettes ont commencé la ronde de la reproduction:

Few Winter Damsels have started to breed:








22 mars 2014

Sanglier: Alimentation, boutis et vermillis

Sus scrofa
Artiodactyla - Suidae

For the english version, please see previous post!

Jabalí ocupado! 

 Le sanglier vit en harde de plusieurs individus, généralement d'une même famille, les bêtes de compagnie, avec une laie matriarche, la meneuse, pour guider les jeunes, un peu comme chez les éléphants: il nous est arrivé de voir des laies plus jeunes n'ayant pas de petits  l'assister avec sa portée et les diriger vers les sources de nourriture.




Cet animal très intelligent - je ne le dirais jamais assez! - trouve 90% de son alimentation en sous-bois: mammifère forestier omnivore, c'est aussi un fouisseur invétéré! Pour ce faire, il utilise 2 techniques développées plus bas, parfaitement rodées à l'aide de son groin et la grande force de son chanfrein.
Il est forestier mais aussi montagnard et il est possible de le rencontrer jusqu'à 2000 m d'altitude dans les Pyrénées.

Les produits végétaux représentent un pourcentage bien supérieur aux protéines animales: il fréquente des territoires très divers selon les saisons et parcourt de grandes distances pour se nourrir de fruits forestiers comme les petites pommes et raisins sauvages, les baies, châtaignes, glands, faines, racines, certains bourgeons. Il apprécie beaucoup les épis de maïs à tous leurs stades d'évolution et cause des dégâts parfois considérables aux cultures céréalières.
Quant aux champignons, ils ne font pas vraiment partie de son alimentation quoiqu'on en dise et ne se rabat dessus que si ses mets préférés se font plus rares.




Il est hélas classé comme nuisible, et pourtant... il est très utile dans nos sous-bois et forêts, mangeant beaucoup de larves d'insectes qui, elles, sont bien plus nuisibles aux cultures et aux arbres.
Quant aux autres protéines, elles lui sont fournies par les lombrics, les limaces, les escargots, les oisillons, les mulots et les carcasses d'animaux morts, ce qui fait un fossoyeur salutaire.

Il propage également les graines et les spores qui s'accrochent dans ses poils sur de longues distances car il peut parcourir jusqu'à40 km par jour.

 Pour me faire son avocat, je dirais que si les agriculteurs voulaient  bien entourer leurs champs de fils électriques, ces dégâts pourraient être sérieusement réduits et il n'y aurait pas lieu de le chasser avec autant d'acharnement. Ne devant compter que sur la nourriture forestière, il se reproduirait moins...
Après tout, certains magasins en ville comme les bijouteries se protègent avec un système d'alarme et/ou un store métallique!


MAIS... Pas de chance pour lui, ces mêmes agriculteurs sont aussi les chasseurs...


Le scientifique Roland M. Libois, de l'Université de Liège, rapporte qu’en Pologne: "toute chasse au sanglier est interdite dès que certaines espèces de lépidoptères se répandent. La menace que ces parasites représentent pour les arbres est alors efficacement écartée".


Frottoirs et housures :
Les frottoirs sont les traces boueuses, comme on peut voir ici sur le chêne, que les sangliers font sur le bas des arbres où ils se grattent les flancs après leurs bains de boue pour se faire du bien tout simplement et par la même occasion faire tomber quelques parasites et en période de rut pour marquer leur territoire!
Ils ont pour habitude de se frotter toujours sur les mêmes arbres et l'écorce est souvent usée jusqu'à complète disparition chez les arbres les plus fragiles. Les housures sont les croûtes de boue accumulées à la longue sur les frottoirs.

Frottoir récent:



Vieux frottoir utilisé régulièrement:




 Le vermillis ou vermillage :
Il est effectué en surface pour la recherche des vers de terre, des insectes et leurs larves. Certaines pelouses sont ainsi littéralement "retournées", ce qui ne fait généralement pas rire le propriétaire... moi si!!








Les boutis :
Le sanglier laboure la terre et peut faire des trous pouvant atteindre jusqu'à 50 ou 60 cm de profondeur si la terre est meuble, pour trouver des racines, des tubercules ou des rhizomes et creuse avec le chanfrein, son boutoir,  partie qui se trouve juste au-dessus du groin.





 Ci-dessous un site très complet, si les termes cynégétiques le concernant vous intéressent:


Wild boars: their diet

Sus scrofa
Artiodactyla - Suidae

Wild boars live in herds of several individuals - generally the same family - in a matriarchal system much like elephants: we saw younger sows assisting the leader with her own young and guiding them to food.



This very intelligent and omnivorous mammal - I will never stress it enough! - finds 90% of its food in the woods: it uses 2 specific techniques which are developed below.

Plants represent a much higher percentage than proteins: wild boars graze in diverse territories according to the seasons and travel great distances to feed on forest fruits and berries such as wild apples and grapes, chestnuts, acorns, roots, certain buds. They appreciate ears of corn which causes considerable damages to cereal crops unfortunately. As for mushrooms, they are not really part of their diet although they will eat them if their favorite foods become scarce.

 


The Wild boar is regrettably classified as a pest, nevertheless it is very useful in forests, eating many insect larvae which are much more harmful to crops and trees.
As for proteins, they are supplied by worms, slugs, snails, young birds, field mouses and
dead animal carcasses.
It also propagates seeds and spores caught in its hairs on long distances since it can travel up to 40 km a day.

Should I play this devil's advocate, I would say that if farmers were willing to fence their fields with a couple of electric wires, damages could be seriously reduced and much hunting and cruelty could be avoided. Wild boars would count exclusively then on forest foods and  would breed much less... After all, many stores in town such as jewelery stores are protected with an alarm system and/or a metallic blind!
Bad luck for them, these same farmers are also hunters...

Wild boars leave muddy tracks, as can see here at the bottom part of the oaktree where they scratch after their mud baths simply for pleasure and also to get rid of parasites!
They have a habit to rub always on the same trees and the bark is often often worn out until complete disappearance especially on the most delicate trees:

Recent rubbing patch:



Older and much used rubbing patch:

 

 


 The search for worms, insects and their larvae is done at the surface of the ground. Some lawns are literally turned up side down, making the owners quite angry!

 
 



The wild boar ploughs the ground and can excavate holes as deep as 60 cms to find roots, tubers or rhizomes and dig with its snout.




Verdier européen

Carduelis chloris
Passeriformes - Fringillidae

 El Verderón
 
Les 3 premières photos ci-dessous sont les seules de cette espèce réalisées cet hiver... Je n'ai vu dans le jardin que 2 mâles et 2 femelles en tout et pour tout...


European greenfinch
This picture below is the only one I managed so far this winter. All in all I saw 1 male and 2 females. The migratory passerine birds were quite scarce in the south of France unfortunately.
 
 





J'ai donc complété avec quelques images de l'hiver précédent qui n'avaient pas été publiées.

Voici la femelle:

Here under a couple of unpublished pics from last season
Females:




Jeunes mâles:

Young males:
 



Et des individus matures ici:

Mature males: