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Affichage des articles dont le libellé est AESHNIDAE. Afficher tous les articles
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22 sept. 2014

Aeschne affine

Aeshna affinis
Odonata - Anisoptera - Ashnidae

Petite æschne, sa longueur est de 57 à 66 mm.
De répartition plutôt méridionale, cette libellule de plaine est en expansion vers le nord de l'Europe.

Rarement abondante sur un site quoique, au Parc du Confluent Garonne-Ariège en Haute Garonne, ses effectifs soient particulièrement importants depuis 2 ans. Elle fréquente les eaux stagnantes qui s'assèchent, particulièrement à proximité des rivières, et se contente facilement de grandes mares boueuses qui servent de bauges aux sangliers.

Cette æschne se distingue des autres par cette couleur bleue généralisée et les taches noires du 2è segment (S2) de l'abdomen en forme de 'masque'. Le thorax des mâles est jaune clair, plus ou moins lavé de bleu, celui des femelles est jaune-vert.


Southern Migrant Hawker
It is rarely in high numbers on a site although, where the rivers Garonne and Ariège meet in Haute-Garonne, its breeding population has been on the increase particularly in the last 2 years. It is found around stagnant waters and large muddy puddles used by the wild boars to wallow.
This æschna is easily recognizable from others by its general blue color. The thorax of males is light yellow with faded blue, that of females is more yellowish green.










Autre espèce très présente, le Leste vert (Lestes viridis):
 Also present with them on the site, the Willow Emerald Damselfly:




Cœur copulatoire:
Mating wheel:




Les femelles sont généralement vertes mais certaines sont bleues. Le couple peut voler longtemps avant de décider d'un site propice pour pondre et ce vol est généralement erratique et indécis; il semblerait que la femelle choisisse le lieu en refusant de se poser si l'endroit ne lui convient pas.
 

The females are usually greenish but some are blue. The pair can fly erratically for a while before electing a spot: it seems that female chooses it by refusing to land if it's not adequat.




Quand le tandem prend le risque de se poser, il est aussitôt attaqué par les mâles du coin qui cherchent à les séparer pour transférer leurs propres œufs dans la spermathèque de la femelle, poche dans laquelle la femelle stock les œufs préalablement déposés par d'autres mâles. Elle peut alors pondre à son gré tout en tentant d'échapper aux mâles trop empressés. Une fois que l'un d'eux en a saisi une, il vide ce réservoir avec ses organes génitaux avant le transfert de son spermatophore, sac contenant ses propres spermatozoïdes.

When the tandem risks to perch, it is immediately attacked by other males trying to steal the female in order to transfer their own eggs in her spermatheca, the sac in which the female stocks the eggs she previously received from other males; it allows her to lay them when she sees fit. Once a male has seized one, he empties this sac with his genitalia before transferring his spermatophore, sac containing his own sperm cells.






Mais chez cette espèce, comme chez l'Anax napolitain (A. parthnope), la ponte se fait en tandem, le mâle voulant s'assurer qu'il est bien le géniteur en la tenant fermement.

This species lays in tandem, the male does not let go of the female making sure he spawned those eggs!




L'ovipositeur de la femelle est ici bien visible:

The female's ovipositor is quite visible here:




Cette ponte se fait de préférence à l'ombre et dans la boue durcie mais humide proche de l'eau ou dans la mousse. Les œufs ainsi pondus sont invisibles dans le sol et à l'abri des prédateurs qui vivent sous l'eau comme certains insectes carnivores ou les batraciens. Les larves éclosent après plusieurs jours et se dirigent alors vers l'eau où elles sont mieux à même de se défendre. Après plusieurs mues successives sur une période de 2 ans, elles sortent de l'eau pour se métamorphoser.

Egg-laying occurs preferably in the shade into humid lumps of mud or moss close to the water, providing effective camouflage from the predators living in the water such as carnivorous insects and batracians. The larvae hatch after a few days and creep to the water thus enabled to defend themselves. After several moults over a 2 years period they come out and emerge from the exuvia.


Ponte dans l'ombre
Laying in the shade


Ces deux-là se sont posés derrière quelques herbes qui leur faisaient de l'ombre et très délicatement sans mouvements brusques, je suis parvenue à les dégager:

Those 2 landed in the shade of a few blades of grass that I had to remove very slowly and with great care:


FEMELLE VERTE
GREEN FEMALE



FEMELLE BLEUE
BLUE FEMALE


Pour compléter cette série, voici 2 mâles faisant du sur-place pour surveiller leur territoire et les femelles décidées à pondre:

To complete this series here are 2 males hovering to survey their territory and incoming females:







* * * * * * * * * * *

Si vous la photographie de libellules vous branche, ne vous privez pas d'aller voir cet article magique sur Libellules de France!

If you enjoy dragonfly photos, do not hesitate to have a look at Michal & Piotr's photos HERE, it's just magic!


21 mai 2014

Les Anax napolitains

Anax parthenope
 Odonata - Aeshnidae

Ils étaient assez nombreux  à tourner autour du "pantano", le même point d'eau où nous photographions les Selysiothemis.
Nous leur avons consacré une session de plusieurs heures, presqu'à l'exclusion des autres odos en espérant trouver un individu qui revienne se poser régulièrement au même endroit mais que nenni, ces photos sont un peu le fruit du hasard: il n'y avait plus qu'à compter sur leur nombre et espérer qu'à l'occasion l'un d'eux se pose devant l'objectif.


The Lesser Emperor

They were quite a few to roam around the "pantano", the same water dam where we usually photograph the Selysiothemis (follow link above).
We spent several hours with them exclusively hoping to find an individual who would perch regularly in the same place to no avail; these photos are a little due to chance: we could only count on their numbers and hope that occasionally one of them would perch in front of the lens.

Mi-mai 2014 - Sigma 150 mm
 

 
 
  
 


 Mesdames et messieurs... le couple royal en cœur copulatoire!

Mating wheel:



Quelques photos prises le lendemain près de la carrière où nous photographions à l'occasion Rolliers, Choucas, Faucons crécerelle et Chevêche d'Atena. A force de patience et de frustrations on finit quand même par faire quelques clichés valables mais ce sont des heures à leur consacrer.
Accès à l'eau très difficile pour cause de terrain très en pente et très accidenté.

These following pictures were taken the next day around another dam, quite beyond reach because of the steep slopes and very uneven ground.


Vieux mâle:
Noter la couleur passée de l'abdomen




L'exuvie:

The exuvia of this dragonfly:
 



Et un autre couple:


Pour compléter la série sur l'espèce, voici des photos non publiées sur ce blog datant de 2013:
Ce mâle venait de choper un Sympêtre à nervures rouges (Sympetrum fonscolombii). C'est le second que j'ai vu faire à quelques minutes d'intervalle... ils ont tous les 2 fait exactement la même chose: arracher la tête d'abord mais si celui-ci a dévoré le corps sans les ailes...

To complete the series, hereunder a few unpublished pics on this blog from last year.
A male eating a Red veined darter





... l'autre a laissé sa victime étêtée en plan sur une herbe, les pattes s’agrippaient encore!

And another victim still clinging to vegetation was just beheaded by another Lesser emperor:




Dans le genre "gueule cassée épuisée" cette mamie semblait avoir fait son temps... Elle ne m'a jamais remarquée!

This old granny never noticed me taking pics:
 
 


 Ponte en tandem, l'usage chez cette espèce;
Cette photo a été faite avec le Nikon 500 mm:

Tandem egg laying, usual with this species:


 

15 mai 2014

L'Aeschne printanière ou Aeschne velue



Brachytron pratense
Odonata - Aeshnidae

Cette espèce eurasiatique a une large distribution dans toute l'Europe tempérée, jusqu'au nord de l'Iran. Elle est devenue rare en Belgique et au Luxembourg et elle manque dans une partie du sud-ouest de la France.
On la trouve en plaine et basse montagne jusqu'à 900 m d'altitude où elle fréquente les pièces d'eaux stagnantes ensoleillées, bordées de roseaux, massettes ou cariçaies, ainsi que les anciennes carrières ou gravières et les grands bras-morts de rivières. C'est un des tous premiers aeshnidae à émerger au printemps. 
Une première pour nous et pour cela nous avons fait 5h30 de route dans la journée pour la trouver dans une lagune en Gironde.
 Comme son nom l'indique elle est velue, plus particulièrement la femelle. Au premier abord en vol, elle fait penser à l'Aeschne affine en plus trapue avec des teintes similaires au thorax et à l'abdomen, mais a y regarder de plus près les marque noires sont très différentes et elle arbore 2 longues bandes vertes sur le thorax.
Le pterostigma beige est particulièrement fin et allongé.
Vol typique en zig-zag, j'ai eu le loisir d'observer un mâle n'hésitant pas plonger sous la végétation à ras de l'eau.


Hairy dragonfly
  This Eurasian species has a wide distribution in temperate Europe up to the North of Iran. It has become scarce in Belgium and in Luxembourg and is lacking in a part of France's southwest. It occurs in plains and low mountain until 900 m of altitude around sunny stagnant waters lined with reeds, or sedge, as well as restored quarries or the gravel pits and large dead arms of rivers. It is one of the very first aeshnidae to emerge in spring.
 As it name indicates it is hairy, more specifically the female.
The zigzag flight is typical, I had the leisure to observe a male diving through the vegetation at water level.

My first of this species after a 5h30 drive to the spot!


 La femelle est plus velue que le mâle:
 







Le mâle présente des taches anormales aux yeux... accident au moment de l'émergence probable.





15 août 2013

Emergences d'Aeschnes des joncs



Aeshna juncea
Odonata - Aeshnidae

Il n'y a rien de plus beau qu'une libellule qui émerge de son exuvie mais rien n'est jamais gagné à aucun stade de la vie de ces insectes extraordinaires.
J'ai trouvé cette larve mourante sur la mousse de la tourbière que je scrutais pour trouver des émergences. En la regardant de près pour comprendre le problème j'ai tout de suite compris que la libellule s'était épuisée à tenter sa sortie mais de la mauvaise manière.
Le dessus du thorax puis la tête en suivant auraient du émerger en premier et par le dos. Hors ici, on voit que la tête est restée coincée par les bords de l'exuvie et chaque œil en a été marqué de façon identique, voir la flèche blanche ci-dessous:

The Common Hawker or Sedge Darner
Nothing is  more beautiful that a dragonfly merging from its exuvia but nothing is ever won at any stag of these extraordinary insects' life.
I found this dying larva on the peat bog moss I was scrutinizing to find emerging dragons. By looking at it closely to understand the problem I noticed at once that the dragonfly was exhausted trying  to emerge but it had done so the wrong the way.
The top of the thorax then the head should would have emerged first through the back. But here, we can see that head remained stuck by the edges of the exoskeleton and each eye had an identical indent below... see the white arrow below:
 
 


 Ici la flèche du dessus montre les bords de l'exosquelette qui recouvre encore une partie de la face de l'insecte et la seconde montre plus précisément comment ces bords ont imprimé une marque creuse sur le bas de chaque œil. En passant, on peut remarquer le masque sous la tête: c'est la lèvre inférieure de la larve qui se projette en avant pour saisir ses proies aquatiques de façon fulgurante.
Inutile de dire que cet individu n'a pas survécu.

Below, the top arrow shows the exuvia's edges still covering part of the insect's face and the second one shows precisely how these sharp edges have damaged permanently the eyes. Notice the mask under the head: it is the lower jaw that extends to reach an aquatic prey.
No need to say this poor thing didn't make it.



Exuvie d'Aeschne des joncs: on voit la sortie parfaite de la libellule par le dos.
Voir une émergence complète et une explication sur ces fils blancs qui pendent, les trachéobranchies  [ICI...].

Exuvia showing the perfect hatching of a dragonfly; to see a complete larva emergence and read an explanation on the trachea-gills (the hanging white thread), follow the link above:



A un stade ultérieur, ce juvénile a émergé mais les ailes ne sont pas correctement déployées. Les raisons sont multiples; elles émergent dans un milieu surpeuplé de libellules qui ne se font aucun cadeau et se tamponnent sans cesse dans le but de s'éliminer mutuellement - aussi jolies soient-elles, ce sont des tueuses et des prédateurs redoutables! Une herbe rigide mal placée pourrait avoir empêché leur déploiement final. Dans d'autres cas il suffit que l'hémolymphe (sang de la larve, un liquide vert) ne se répartisse pas de façon régulière partout.

At further stages things can also go wrong; here the wings did not spread properly. The reasons are many; they emerge in a hostile environment over populated with other dragons which are chasing each other often to death. As beautiful as they might be, they are extraordinary killers and predators. Also, a rigid blade of grass can be in way of the deploying wings and in other cases, the haemolymph (the green larva's blood) does not reach regularly everywhere.





Enfin, voici des individus pour lesquels l'émergence a été parfaite et sont prêts pour leur vol inaugural; tous leurs sens en alerte, ils décollent presque sous mes pieds mais heureusement j'ai souvent le temps de les repérer et de pouvoir leur tirer le portrait avant qu'ils ne quittent leur vie aquatique pour de bon:

Finally, here are a couple of individuals whose emergence was perfectly successful and are ready for their first flight. They are so ready that the slightest movement catches their eye and they flee as I approach. Fortunately, I manage to take a few pictures once in while, before they abandon their aquatic life for good.



13 août 2013

Macro: comment je photographie les libellules

 Le choix de l'objectif
Jusqu'à il y a environ 3 ans, je n'ai utilisé que le bridge Nikon P100 pour mes macros et j'en étais assez contente. Son avantage: une bonne profondeur de champs pour un sujet bien net.
 Puis je suis passée au boîtier (Nikon D5200) avec le Macro Sigma 150mm f/2.8 EX DG HSM. J'ai bien sûr remarqué une perte de netteté: mon sujet ne pouvait plus être net partout s'il avait une épaisseur de plus de 2 mm, mais le bokeh* s'est considérablement amélioré puisqu'avec moins de profondeur de champs (PDC) les plantes de l'arrière-plan perdent leurs détails et se diluent dans un joli flou, mettant en valeur le sujet qui se détache alors bien mieux.

You can get to the English version of this post: "How I photograph dragonflies":  [HERE...]

150mm
Femelle Aeshna boyeria


   Le 150 mm est un excellent compromis qui permet une approche moins serrée que les zooms ou télés de moins longue focale (105mm, 90mm...) tout en gardant une excellente qualité d'image.
Mon mari travaille avec un 105mm, il a l'avantage d'avoir un poil plus de profondeur de champs mais doit s'approcher plus près du sujet, ce qui n'est pas toujours gagné, surtout avec les gros yeux des libellules qui voient trop bien le moindre mouvement!
 Je n'utilise pas de trépied pour la macro, mais la crosse Bushawk qui est peu encombrante, et permet des photos à ras du sol et dans diverses positions critiques.

Avec de gros objectifs:
On peut également photographier un insecte d'une certaine taille comme une grosse libellule (Anisoptère) avec des objectifs beaucoup plus gros: la PDC est toujours très limitée et la mise au point (MAP) devient plus difficile. Il faut donc souvent se résoudre à débrailler pour se mettre en manuel; l'utilisation d'un trépied devient incontournable.
Les 2 photos suivantes ont réalisées un peu par hasard: nous étions à l'affût pour un oiseau qui n'est jamais venu et nous sommes revenus, mon mari et moi,
avec le Spectre paisible!
Cette femelle s'est perchée à plus de 3.00 m de haut: je n'avais "que" le 80/400mm f/4.5-5.6G ED VR AF-S et mon mari le 500mm f/4.0 G ED VR! 
Sans ces objectifs... tintin!!
Elles sont de passage depuis la rivière qui coule en bas dans le village
vers une autre rivière pour se reproduire.


 
Moi, avec le zoom Nikon 80-400mm
sur trépied, débouchée au flash plein pot!

Mon mari, avec le télé Nikon 500mm
sur trépied, le flash ne l'a pas atteinte.

Comprendre les réglages facilement:
3 réglages sont essentiels pour réussir sa macro. 

La Vitesse: 
(temps d'obturation ou temps de pose)
s'affiche en fractions de secondes (1/15 est une vitesse lente, 1/3000 est très rapide):
Un temps d'exposition rapide (au delà de 1/1000 soit un millième de secondes) permet de figer avec netteté un sujet en mouvement et d'éviter une trop grande exposition à une lumière violente (soleil de mi-journée).
Un temps d'exposition lent permet une parfaite netteté sur un sujet immobile, fleur ou insecte posé.
S'il y a un peu de vent le temps d'expo. devra donc être plus rapide (1/400, voire 1/650).

L'Ouverture:
 Elle est cruciale pour la netteté; c'est elle qui détermine la PDC sur le sujet. En dessous de f/8 ou au-dessus de f/14 et la netteté s'en ressent. Cette fourchette est idéale pour un bon rendu macro.

La Sensibilité (les ISO)
Plus la scène est sombre plus il faut augmenter les ISO mais au-delà de 640 sur certains boitiers la qualité de la photo s'en ressent, le grain augmente. Sur les boîtiers des séries D5000 et D7000, on peut aller jusqu'à 1600 ISO sans que le grain soit flagrant.
Par contre il ne faut pas hésiter à les descendre à 100 si l'on photographie un  papillon blanc!

En résumé:
L'Ouverture reste le paramètre le plus important. La vitesse doit être réduite au minimum mais en tenant compte du moindre mouvement (surtout à main levée ou avec la crosse). Les ISO s'ajusteront en fonction des 2 autres paramètres.

Sur la photo ci-dessous, j'ai augmenté les ISO à 400 pour obtenir une profondeur de champs (PDC) plus importante sur la tête et le thorax. Un peu d'air faisait bouger très légèrement la branche et la libellule, une vitesse de 1/400 était donc le minimum. J'ai ainsi obtenu une ouverture correcte de f/11.
Un détail évident mais crucial: il faut que l'objectif se trouve parfaitement perpendiculaire à l'insecte pour une bonne netteté du museau à la pointe de l'abdomen!

150mm: 1/320 - f/11 - ISO 400


L'approche:
Quand le soleil brille ardemment les libellules sont hyper réactives mais elles ont tellement de choses à contrôler qu'on peut miser sur une attention dédiée à autre chose qu'à une masse en approche lente. Les femelles doivent échapper aux mâles qui ne pensent qu'à les kidnapper pour s'accoupler et transférer les spermatozoïdes qui assureront leur propre descendance. Elles tentent de se poser dans les herbes à ras du sol pour leur échapper, le temps de prendre quelques minutes de repos entre les pontes successives. Mâles et femelles doivent également garder l’œil sur les insectes pour se nourrir en même temps alors si notre masse n'émet pas de mouvements brusques, ils ne se sentent pas en danger.
Il est évidemment plus facile de se positionner à côté du perchoir favori d'un mâle qu'on a repéré et de l'attendre mais là encore l'approche doit être lente pour nous intégrer dans son environnement.
Pour les cœurs copulatoires c'est une approche plus délicate, le mâle n'a plus rien à faire d'autre que de repérer un danger éventuel car c'est à ce moment-là qu'il sont (lui et sa belle) les plus vulnérables.

L'environnement:
 L'idéal est de trouver le bon angle qui le détache de la végétation inesthétique.
Si le bokeh est à peu près uni comme ici, parfait!



Par contre, s'il est mélangé de taches sombres ou claires, je cherche à contraster les différentes parties de la bestiole afin qu'une tête claire se détache sur un fond plus sombre et inversement.
 


Muni de l'objectif idéal, il n'y a plus qu'à trouver son sujet et rechercher un bon cadrage! J'analyse d'un coup d’œil la scène pour afin de préparer mes réglages avant de mettre l'APN à l’œil.
Ne pas hésiter à déplacer la mire (le point rouge) dans la visée sur la tête ou le sommet du thorax pour une meilleure netteté et pour que le cadrage soit parfait.

Si possible:
 - donner de l'espace devant, dans la direction de son regard;
- inclure un élément de décor comme la grosse marguerite en premier plan sur l'image ci-dessous... sans la couper!
- installer la libellule ou au moins sa tête contre un arrière-plan lumineux: ici d'autres marguerites, pour bien la faire ressortir. Ceci se fait selon l'angle de la prise de vue.
- Se positionner bien horizontalement et l'objectif parfaitement perpendiculaire à l'insecte puis faire la mise au point sur le sommet du thorax ou sur la tête, si les ailes gênent.




Enfin il faut s'armer de patience pour 'choper' la libellule les ailes levées en tutu!...

Sympetrum flaveolum,
Femelle avec de jeunes hydracariens, Arrenurus papillator

...car souvent quand elles se posent elles les rabattent devant, masquant tout ou partie de leur tête comme ici:

Sympetrum flaveolum,

Mâle lourdement parasité

 Bokeh* : Le terme vient du japonais boke (ぼけ que l’on traduit par flou ou de bokashi, qui décrit la gradation de couleurs dans la gravure japonaise sur bois. (Wikipedia)

Prêts??? A vos marques!!